THE HEADLESS MAN / Thibault Balahy
Bande dessinée / Carnets / Dessin / Projets / Livres et expos / Site /
Je n'ai pas réussi à coller toutes les aquarelles en une seule image (le carnet est un moleskine japon en accordéon). Dommage pour les transitions... Si quelqu'un a un tuyau. Et si vous êtes sur Angoulême venez donc voir les expos, stands et concerts de sourds et aveugles, micro festival à la Nef. Je dessinerai avec Marine Balndin, Sébastien Chrisostome et Ninie sur un mix de Benoit Tranchand.
Je rentre de Venise avec un carnet rempli d'aquarelles. Le carnet moleskine en accordéon est idéal pour tout mettre à plat en un long travelling. A bientôt, le temps de tout scanner.
Premier carnet de recherches plastiques autour de la tête et du thème de l'identité. Création, altération et destruction de la "figure". Entre figuration et défiguration.
Des recherches autour de l'identité et du langage, de la tête et de la parole.
L'idée c'était de créer un portrait par le fond plus que par la forme (donner à voir la pensée de quelqu'un en lieu et place de son visage). Un portrait fait de mots.
Rétrospectivement, je vois dans ce carnet les prémices d'un autre genre de têtes verbales, celles que je fais à l'aide d'un tampon. Avec la même envie de rapprocher texte et image, une image-texte qui renouvelle la forme et permet dans le même temps de montrer et dire. Avec la charge de sens du mot.
Une réflexion libre sur la relation entre identité et paysage, existence et espace par le biais du motif de la tête. Des recherches plastiques autour de mon obssession pour la tête. J'ai déjà montré ici-même quelques extraits de ce travail. Cette vidéo rend compte de la réalité de l'objet carnet qui comme un livre, induit un sens de lecture, des articulations. C'est un peu vieux mais ça toujours du sens pour moi. J'y vois comme un terreau. Je reviendrais sans doute dans ces sentiers plus obscurs et plus libres.
Oui même dans le chaos, il y a toujours quelques poches de calme. Bonnes fêtes à tous.
Il faut savoir dégueuler hors du cadre. Le cadre est fait pour être dépassé.
J'ai quand même découvert que Basquiat se plagiait ou plutôt se samplait lui-même en collant des photocopies de ses propres travaux en guise de fond de tableau sur lequel il repeint. J'ai trouvé ça assez gonflé et ça pose une bonne question sur l'original et sur le rapprochement brutal, le collage, la juxtaposition entre réel et copie. ça donne un nouveau statut à la peinture. J'ai vu qu'il avait fait ça aussi avec une sérigraphie sur toile par dessus laquelle il a peint. De toutes façons l'origine de l'original ou de la copie c'est Basquiat. Sur toile, palette, frigo, etc. on s'en fout, ça reste du Basquiat. L'art est dans la tête.