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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 00:16

outil inadapté en fonction d'un support

 

Autre défaut courant : le choix d'un outil inadapté pour travailler à grande échelle. Par exemple, un petit pinceau ou une taille de mine trop fine pour couvrir une grande surface. Résultat, c'est laborieux et on voit tous les petits gestes de remplissage là où par exemple un pinceau large aurait couvert une zone d'un seul geste (ainsi la trace laissée est plus ample, participe d'une même énergie). Un trait trop fin sur grand format donne un dessin peu lisible. Ce sont des défauts quand ces choix sont fait par défaut, mais s'ils font partie d'un parti-pris, avec plus de pratique, cela peut devenir des pistes intéressantes.

 

A contrario, vouloir dessiner à petite échelle avec un outil épais (de type pastel gras) enlève de la précision au trait. On sera géné par l'impossibilité de reporter tous les détails que l'on souhaiterait. De même, un crayon mal taillé donne un trait peu lisible et qui perd de sa force. Il faut également prendre conscience de l'échelle de valeur permise par les mines graphites (de H, sec à B, gras) et ne pas les utiliser à contre-emploi (un dessin trop clair et peu lisible / un dessin gras avec des taches) en fonction de ce que l'on vise.

 

Enfin, le choix du support est très important et dicte plus ou moins une façon de faire. Eviter des papiers de faible grammage (type papier photocopie) si on souhaite faire de l'aquarelle ou de la peinture (gouache ou acrylique). Sinon la feuille souffre, gondole, les couleurs apparaissent ternes (mal absorbées par le papier).

 

detail6-copie-1.jpg

 

Gérer la graisse

 

(j'aime bien ce titre) Où il n'est pas question de perdre du poids mais d'apprendre à doser la graisse (épaisseur) de son trait. Cette question est loin d'être évidente pour le débutant. Où et quand dois-je appuyer mon trait? Cela concerne le dessin au crayon, au feutre et surtout le dessin au pinceau (qui par sa souplesse invite aux pleins et aux déliés).

Le débutant hésite dans ce registre, accentue trop certains traits, certaines zones (ce qui peut casser l'impression de profondeur quand on marque trop l'arrière plan alors que le premier plan est trop léger, ou crée des "noeuds", des déséquilibres). C'est un domaine où on observe l'importance de donner du sens à son trait :

- appuyer sur les ombres, et pas sur les lumières,

- faire ressortir un détail important,

- hiérarchiser les parties dans un ensemble sans créer de tension.

 

On rentre dans la notion de rythme du trait, de vie du trait, de fluidité. Dans un premier temps, on peut déjà s'entraîner à dessiner avec un outil à graisse constante (feutre fin type rotring, feutre, criterium) pour mettre ce problème en attente. Pour tous les autres outils à graisse plus malléable, il faut intégrer petit à petit une gestuelle et une habitude à marquer certains accents (ce qui va animer traits et lignes) là où on le jugera utile (côté ombré, accentuation de détail). Ces accents naissent souvent du fait du simple mouvement de la main, il faut se familiariser avec les réactions d'un outil et s'en servir.

Un bon test est celui de prendre l'habitude au cours de l'exécution du dessin de prendre du recul pour mieux apprécier les zones trop calmes ou celles trop accentuées. Juger de la lisibilité du trait dans la partie et l'ensemble. Mettre son travail face à un miroir permet également de le voir différemment (ce qui fait généralement ressortir les défauts de façon cruelle!). 

 

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Published by Thibault Balahy - dans dessin
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