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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 10:42

On se prend à s'inquiéter de voir les choses s'effriter, les valeurs (autant économiques que morales) mises à terre et on se prend aussi parfois à vouloir lutter contre ce mouvement, à s'alarmer contre cette dictature financière, guerrière, mentale. Si on s'observe, on remarque la quantité d'énergie perdue vainement dans ce simili combat.

Mais de quoi s'agit-il en réalité? De quelle crise nous parle-t-on? De quel pouvoir avons-nous peur en définitive?

Après quoi courent-ils tous ces banquiers, ces traders, ces multinationales? Entraînant avec eux une partie de la classe politique. Posséder tant et plus qu'à la fin ils ne possèdent rien, un néant, la négation de leur humanité et une planète exsangue. Ils exposent au monde entier leur pauvreté et leur misère affective, leur pathologie. Depuis quand devrions-nous croire un seul mot ou apporter du crédit à des malades mentaux? Si nous croyons à leur crise, quelque part nous rendons légitime ces valeurs  qu'ils érigent en dogmes (où il faut posséder pour être heureux, où il faut consommer pour être, où le pouvoir vient par le mépris et la négation de son prochain).

Avec un malade mental on ne discute pas et on ne négocie pas, sans quoi nous serons forcément déçu ou finirons par croire qu'il est normal, devenant nous-mêmes malade. Quelle est la preuve de leur absolue démence? Comment peut-on dire tranquillement que nous n'avons pas à faire à des esprits sains? Quand on distord la réalité pour imposer sa propre logique déréglée, quand on masque ses forfaits avec des leurres pour pouvoir continuer à céder à son addiction. Qu'on veut percevoir dans une chose son contraire et on veut que tout le monde accepte sa mythomanie. On observe là une psychologie de toxicomane, d'addictif en dernier stade, c'est la seule explication pour comprendre ce qui se passe. Dans cette drôle de logique, même un Fukushima ne suffit pas pour se rendre à l'évidence, on préfère garder intacte son idolatrie, sa maladie que de se guérir. Au contraire, on continuer à nous faire la promotion de la cause même de nos problèmes (le capitalisme, le mondialisme étant lui aussi radioactif et créant des déchets lourds non traitables). C'est devenu évident comme le nez au milieu du visage. Ce genre de malade crèvera plutôt que de traiter son mal. Voulons-nous les accompagner dans leur chute? Attendons-nous l'overdose?

Et nous perdons beaucoup de temps à critiquer et à détester ces puissants qui dictent notre quotidien. Mais faut-il même les considérer comme nos semblables? Est-ce que l'on critique un alcoolique, un malade en dernier stade? Non, on met tous ces agissements et réactions sur le compte de la maladie et on le renvoie à une thérapie. Par définition, il ne peut pas faire autrement et n'a pas le choix. On ne peut rien attendre de particulier d'une telle personne. On ne met pas dans ses mains des responsabilités ou sa confiance. On garde ses distances. On n'accorde pas sa confiance.

Le meilleur moyen de guérir quelqu'un est de ne pas l'entretenir et l'encourager dans son illusion. La meilleure chose à faire face à un malade qui veut ignorer son état est de le mettre face à la vérité de son mal. 

Soyons témoins de ce qui se passe et non pas acteurs. Exigeons non plus des paroles mais des actes et jugeons en fonction de cela seulement. Dans cette folie grandissante des hommes, l'époque nous permet peut être de mieux discerner entre ceux qui sont pour la vie et ceux qui sont pour la mort. De quel côté va l'avoir et de quel autre, l'être? Ne cherchons pas à arrêter l'incendie, contentons-nous simplement de ne pas l'alimenter. 

Regardons les tomber et ne tombons pas avec eux.

"Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale, d’être bien adapté à une société malade."  Krishnamurti

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Published by Thibault Balahy
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