Vendredi 4 juillet 2014 5 04 /07 /Juil /2014 16:56

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Par Thibault Balahy - Publié dans : dessin
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 14:27

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(états préliminaires à l'affiche Ronnie Rockett.)

 

 

Ce que veux dire chercher

 

 

J'ai déjà évoqué le paradoxe entre vision et cécité dans le dessin, que ce qu'on pense être le lieu même du visible est tout autant lié à l'invisible ou plutôt à l'invu, à l'état d'un aveugle qui tatônne.

On croit voir, on voit mal (mal vu mal dit dirait Beckett). On croit trouver, on ne fait que chercher (malgré le "je ne cherche pas je trouve de Picasso). Je vais donc approfondir un peu cette notion d'investigation, de quête dans l'exercice même du dessin.

 

On peut chercher pour deux raisons au moins : pour soi et pour les autres.

 

Pour soi. Que cherche l'auteur d'un trait qui dépose anxieusement et inlassablement des traces sur la feuille (quand le photographe attend fièvreusement que son image soit fixée sur papier pour ne pas retomber dans les limbes de l'image fantôme qui n' a pas été, n'est pas encore ou qui n'est plus)?

Pour poser des jalons, des bornes dans un territoire qu'il lui faudra du temps à parcourir (lui-même). Comme si sa vie entière n'était qu'une immense page blanche à remplir.

Pour s'exercer toujours mieux à réduire l'écart entre la transposition graphique et l'image mentale qui en est l'origine (latente et fantomatique au même titre que la photo fantasmée mais pas encore prise, ou qu'au négatif détruit). Entre ces deux points il y a toujours la matière, le geste, la fatigue, la maladresse, l'adresse puis l'épuisement. Les deux sont comme deux faces d'une même médaille, à la fois proche et lointaine. Ne coïncidant jamais parfaitement. On passe sa vie à tenter de joindre les deux bouts.

Pour chercher à améliorer, polir, retoucher. Cela peut se faire sur une même base, par couches successives mais aussi par l'addition de productions. A la fin on un tas (comme un chercheur d'or qui fouille la terre), on garde une part, on rejette l'autre. Ne pas se contenter de la première idée / trace venue. Reproduire un même effort, dans une même direction (mais en changeant l'outil, le support, la technique, la rapidité, l'échelle...). Bref, dessiner : tourner autour du pot.

Si on analyse le vocabulaire plastique on trouve le mot "pistes", "recherches". Comme des sentiers, des routes qu'on ouvre, sytématiquement, méthodiquement ou intuitivement. Voilà le dessinateur-éclaireur qui explore un terrain inconnu. Au début c'est blanc, il n' y a rien, il faut se plonger pour voir ce qu'on peut trouver. Certains ont des cartes, des habitudes et savent un peu plus où ils vont. D'autres plus aventureux taillent la friche au hasard ou à l'instinct. N'empêche que tant que ce n'est pas dessiné, ça n'existe pas. Donc tous cherchent, quelque soit la posture.

On peut ainsi chercher en ajoutant ou en retranchant. Ou en ajoutant et en retranchant. L'encre déposée sur le papier est une trace positive, ajoutée pour remplir un vide, occuper une place. Le trait de crayon cherche le bon placement sur ce champ de neige aveuglante qu'est la feuille. Et l'éclaireur fait confiance à une sorte de boussole interne qui lui dit à quel endroit du vide il se trouve et où il doit aller pour aboutir au but qu'il s'était donné. Comparable au modeleur qui rajoute mottes d'argile sur mottes d'argiles pour approcher de la forme. Et si on ajoute trop de matière, de trait, de surfaces, on détruit et perd la forme.

 

Pour retrancher on comparera plus au sculpteur qui partant d'un bloc de pierre ou un tronc d'arbre, évide, creuse, enlève pour approcher au coeur de son idée première. La gomme (ou la rustine) fait retourner au néant ce qui ne convient pas au "chercheur". On pose d'abord un ensemble, puis on en retire des parties, comme le fait la chirurgie par ablation. Corrections finales qui viennent épouser plus étroitement l'image mentale du projet initial comparée à sa projection matérielle. Si on dessine sur carte à gratter on enlève la matière, on retranche jusqu'au point d'équilibre (si on retire trop l'image est détruite). Même remarque pour le graveur (c'est flagrant en linogravure ou lithogravure).

Dans le même temps, le dessinateur cherche aussi sa propre sensation du "ni trop, ni trop peu". C'est une chose subtile qui arrive avec l'expérience et avec l'acceptation préallable de devoir beaucoup rater. Il cherche le point d'équilibre du dessin, ce moment où il faut savoir s'arrêter.

 

Parallèlement à tout cela, le dessinateur cherche aussi l'image, comme une apparition dans le désert. Sachant qu'elle peut venir, ne pas venir, ou venir de façon imparfaite. Dessiner c'est tendre vers.  Viser n'est pas toucher. On touche parfois ce qu'on n'a pas visé et qui se révèle être préférable à son intention première. On tire parfois aussi au hasard. Le dessin n'est prédeterminé qu'à partir du moment où l'on ne cherche plus, ou qu'on ne souhaite que trouver. mais pour le chercheur sincère, la quête est sans fin.

La quête propre au dessin (mais tout autant à l'écriture ou à la musique) c'est encore la recherche du motif et de la variation. La déclinaison autour d'un même thème et qui abouti à un ensemble appelé série qui est cohérente, relié par un air de famille, un fil conducteur. Cela devient littéralement un jeu et c'est une grande part du plaisir issu du dessin et qui tourne en rond, se nourrissant de lui-même tel Ouroboros le serpent mythique.

Chercher c'est aussi, dans sa production, savoir valider et invalider. Retenir ceci et rejeter cela. Apprendre à prendre et à laisser comme le pêcheur qui relache ses petites touches (les laissant ainsi éventuellement grandir pour un meilleur emploi). Chercher c'est savoir aussi quand arrêter de chercher. (1)

 

 

Pour les autres. Dans le cas d'une commande, ajoutés à toutes les données déjà abordées (inhérentes au fonctionnement même du dessinateur) vient la volonté d'un alter ego qui à son tour peut déplacer les horizons, changer les pistes, imposer des outils, des techniques, des supports...), demander des corrections. Il faut alors chercher avec l'autre. Deviner où il veut en venir, où il souhaite aller. C'est la partie humaine, extérieure, sociale de cette pratique qui est un champ en soi.

Soit il y a dialogue, soit il y a un rapport de dominant / dominé. Soit la demande est une question, soit affirmation. Requête ou ordre.

Dans le cas d'un échange harmonieux ou de confiance (la personne connait l'auteur et sait ce qu'elle va avoir ou lui laisse carte blanche). On peut avoir une co-création : c'est le résultat d'échanges, d'allers-retours qui finissent par produire un résultat englobant les deux personnes. On peut aussi envisager dans ce cadre-là une sorte de maïeutique ou l'auteur accouche du désir plus ou moins formulé du commanditaire (là encore mal vu-mal dit, le langage est parfois un frein quand on doit passer du verbe à l'image). Ou encore un dessinateur qui serait médium ou un voyant. C'est à dire qu'il va se mettre "à la place de" pour pallier le fait que son commanditaire ne sait pas ou ne peut pas produire lui-même ce qu'il cherche. Dessinateur-intercesseur qui devient moyen pour une fin. C'est bien là ce qui rend la tache compliquée car variable (comme tout facteur humain) la demande pouvant être confuse d'une part, ou l'attente pas complètement respectée de l'autre. Bref on cherche avec. Ce qui donne lieu parfois à une phase de tatônnement pour que l'un et l'autre se cale. Comprenne sa logique, sa façon de produire. Il faut donc chercher pour l'autre mais sans jamais s'oublier soi. Et les projets sont souvent intéressants à mener car on ne sait pas où ils vont nous mener et de ce fait ont beaucoup de choses à nous apprendre. C'est qu'on n'irait pas forcément dans certaines directions de soi-même. C'est souvent la rencontre de deux mondes (dessin-musique/ dessin-édition, dessin-cinéma, etc). Ici on peut aussi évoquer le travail du couple dessinateur-scénariste.

 

 

Dans l'autre cas c'est la tyrannie. On obéit à une injonction, le cahier des charges est très limité. Ou bien le rapport humain voire le respect, en tous cas l'échange sont déficients. Pas de réactions, de retours. Pour le coup, le dessinateur se retrouve seul et va devoir chercher, errer sans trop savoir où il en est. C'est parfois aussi la marque d'une confiance ou du désir d'être étonné qui laisse chacun dans sa solitude et son silence et qui mène parfois à de très belles choses.

Pour le chercheur-dessinateur face à l'injonction limitée et peu porteuse de créativité il y a deux solutions.

Dépasser la demande (la déplacer ou l'augmenter, l'étendre tout en incluant la demande initiale - qui peut le plus, peut le moins-au risque de finir hors sujet ou de ne plus respecter l'attente de départ) ou encore arriver à faire comme si la demande venait de soi, la passer au filtre de son vécu sensible (pas toujours possible).

Sinon savoir refuser. On construit autant son territoire par les chemins empruntés que par les voies volontairement laissées de côtés. Il faut savoir dire non. On ne cherche pas pour trouver à tout coup. Et il faut accepter que ce qu'on trouve ne soit pas toujours intéressant.

 

On cherche parce que littéralement on ne sait pas où on va, on ne sait pas où on en est, ou qu'on n'a pas atteint le but escompté. Sinon pourquoi passer sa vie à faire semblant. Chercher est à la fois la vexation terrible et en même temps l'accomplissement du dessinateur. Dessiner c'est chercher. La conséquence de la recherche, les fruits de la quête, ce sont les dessins eux-mêmes. Un dessin isolé ne valant pas plus qu'un pas dans le rythme de la marche et dans la joie de l'exploration.

On cherche parce que la réalité n'est pas donnée, que le monde est comme voilé et qu'il faut du temps pour tenter de le dé-couvrir. Et que l'auteur du dessin, pour commencer, est aussi une réalité voilée à elle-même qu'il faudra explorer. Dans un premier temps le dessinateur cherche son propre langage (l'apprentissage). Ensuite il commence à chercher à l'aide de celui-ci (la maturité). Et on ne sait pas toujours précisément quand on passe d'un stade à l'autre, il faut du recul. Comme en montagne où il faut avoir terminer son ascencion pour avoir une vue d'ensemble et remettre les choses dans leurs proportions et justes perspectives.

 

La jeunesse est souvent pressée et veux trouver bien avant de chercher. L'important n'est pas de trouver mais de se questionner sur la valeur de ce que l'on a trouvé et du comment on l'a trouvé. Chaque détail compte.

Savoir chercher, quelque soit son âge, son avancement dans sa pratique, c'est le signe d'une curiosité d'enfant et d'un dessin vivant. Celui qui ne veut pas mourir cherche, reste toujours en mouvement, se questionne.

Le chercheur ne prend rien comme argent comptant, que ce soit une affirmation du dehors ou du dedans, il veut d'abord l'expérimenter.

 

"Que celui qui cherche ne cesse point de chercher jusqu'à ce qu'il trouve" Evangile selon Thomas

 

(1) « La clé de tout art, pour moi, réside dans celui de s’arrêter. Un peintre peut repeindre par dessus son tableau jusqu’à la fin de ses jours s’il ne maîtrise pas cela. » Jack White

Par Thibault Balahy - Publié dans : dessin
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Mercredi 25 juin 2014 3 25 /06 /Juin /2014 19:04

Il y a peu, j'ai été invité à faire une carte blanche au musée de la bande dessinée. J'avais pu y parler de quelques planches choisies dans les collections ainsi que de mon travail sur Falaises. Un entretien radiophonique avait également été enregistré. Voici le lien pour ceux qui voudront l'écouter. Merci à la Cité, à Jean-Pierre Mercier, Eric Potel, Sébastien Bollut, Gilles Colas pour leur accueil.

 

http://www.citebd.org/spip.php?article620

Par Thibault Balahy - Publié dans : bande dessinée
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Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 09:33

 

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J'ai eu le plaisir de travailler sur la couverture du roman "Price" de Steve Tesich, à paraitre en août chez Monsieur Toussaint Louverture.  Plus d'images ici.

(photo Monsieur Toussaint Louverture)

Par Thibault Balahy - Publié dans : projets
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Lundi 26 mai 2014 1 26 /05 /Mai /2014 18:58

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Au retour de l'école.

Par Thibault Balahy - Publié dans : dessin
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Mardi 13 mai 2014 2 13 /05 /Mai /2014 15:07

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Je serai au musée de la bande dessinée demain vers 18h pour une carte blanche. J'y parlerai de 5 planches en exposition (Guibert, De Crécy, Ware, Pratt et Weixiao Ming), ainsi que de 5 de mes planches originales de Falaises et de 5 ouvrages de la librairie. Puis suivra une séance de dédicaces. Venez donc si vous êtes dans les parages.

 

Et ci-dessus un morceau de sérigraphie à venir sur une idée de Loic Dauvillier et sans doute imprimé par les mains sales. A bientôt.

Par Thibault Balahy - Publié dans : bande dessinée
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Dimanche 4 mai 2014 7 04 /05 /Mai /2014 12:10

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Souvenir de Metz. 

Par Thibault Balahy - Publié dans : carnets
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Dimanche 4 mai 2014 7 04 /05 /Mai /2014 10:08

Possessions

 

C'est en voyant sur un même plateau de télé Ernest Pignon Ernest  et Joan Sfar que je me suis dit qu'ils incarnaient tous deux des postures opposées face au dessin. Je vais essayer de développer ici mon intuition à partir de leus propos.

Ce qui me permettra peut être d'approfondir ce qui se joue dans le rapport à ce langage qui devient dans le même temps deux façons d'être au monde, deux rapports à soi et aux autres : antagonistes. Etre possédé ou posséder.

 

D'un côté E.P.E parle de l'importance du lieu, du contexte, de la mémoire du site, du moment, d'où tout naît. Le dessin, dit-il est presque secondaire, en tous cas pas le plus important, une sorte de stimulation du déjà-là, "stigmatiser le lieu" comme il le formule. D'ailleurs cette trace graphique (originaux au fusain et pierre noire ou reproduction sur papier journal fin et fragile) finira par disparaître, comme un souvenir. Travail qui intègre sa propre finitude. C'est comme si E.P.E était possédé par les choses, possédé par le dessin, hanté par les lieux. Dessiner n'est qu'une suite logique découlant d'un regard, d'une relecture. D'abord on observe longuement un site, on s'imprègne de sa mémoire, infusé par un état de fait ou déjà-là, ensuite on propose. On sent une grande modestie chez lui, une volonté de s'effacer derrière son travail. Mais sa fragilité est sa force. Il opère comme une sorte d'acupuncture en soulignant les détails, révélant ce qui était caché.

 

De l'autre, Sfar (et là je vais plus m'appuyer sur ce que je sais et ressens de son travail que sur ses propos dans cette émission - La grande librairie sur France 5) possède ses sujets, occupe l'espace, les hantent. C'est un conquérant (le mot "virilité" dans sa bouche va dans ce sens) qui s'approprie, pose ses marques, fait territoire de tout feu, même de celui des autres qu'il s'approprie. On pourrait presque parler de Sfarisation. Il Sfarise Gainsbourg, Brassens, le petit Prince, Romain Gary. Ce qui fait du petit vampire son autoportrait parfait (l'animateur évoquait les 140 histoires dont il était l'auteur, c'est dire la gourmandise plus proche de l'ogre!). Je ne dis pas du tout qu'il n'est pas légitime de le faire, ni qu'il le fait sans succès, ni encore qu'il ne tire sa substance que de celle des autres. Je pense plutôt à la façon de faire. A l'instar du fameux mur de la maison de Gainsbourg qu'il fait repeindre et recouvre de ses dessins (pour les besoins de son film). J'y vois quand même une certaine violence. E.P.E aurait pu faire quelque chose sur ce même mur mais on imagine assez facilement qu'il n'aurait pas gommé les traces anonymes mais plutôt qu'il s'y serait mêlé jusqu'à s'y effacer. On retrouve la même tension et le même contraste entre le land art Anglais et Américain. Deux postures opposées. Le bavard et le silencieux, le démonstratif et le discret. le spectaculaire et l'infra mince.

 

Etre possédé ou posséder. On pourrait presque y voir la polarité féminine / masculine. Ce qui me rappelle le jeu Picasso / Matisse où une même époque voyait se défier deux géants. L'un la couleur et la volupté, l'autre le dessin et la violence. Jusqu'à se confondre et se compléter puisque Matisse ira de plus en plus vers l'épure du trait et Picasso troquera parfois sa palette aux tons rompus pour une explosion des couleurs. Si on veut continuer dans cette orientation bi-polaire on peut aussi évoquer Orient et Occident : contemplation et action. Fragilité et modestie / puissance et pouvoir. Impermanence / désir d'éternité. 

 

Là où les choses s'équilibrent en quelque sorte, c'est que Sfar est dans une fragilité du trait quand E.P.E est dans une maîtrise, une force graphique. Encore une fois le talent n'a pas de chapelle, il y a beaucoup de finesse chez l'un et chez l'autre, dans le discours et le dessin. Ma préférence va à l'état de possédé, de traversé plusqu'à la possession et au pouvoir. Plus à la façon de faire les choses qu'à la chose dessinée elle-même. Personnellement je trouve que le talent de Sfar culmine dans "Pascin" (sa pertinence, son audace, l'esprit d'expérimentation font merveille), j'ai un peu laché son travail d'après (peut être à tort). 

 

Pour terminer sur cette opposition possédé / posséder, j'en profite pour l'inscrire dans ce qui arrive dans la société actuelle. Nous vivons un combat à mort où on a l'impression qu'il n'y a de place que pour le pouvoir et la possession.Ne réussissent et ne survivent que les puissants. On humilie les faibles. J'irai même jusqu'à dire qu'on veut salir l'idée même de fragilité et d'humanité pour lui préférer l'efficience de la machine. Sans doute même la détruire pour instaurer une sur-humanité. Mais si j'ai mené cette réflexion c'est aussi pour insister sur une évidence : la force est faible et la faiblesse forte. L'avenir sera celui du possédé, du doux, du féminin (pas un hasard s'il y a aussi guerre des sexes, prise de pouvoir sur les femmes). Là où en art la tension des deux n'est qu'une des possibilités de mettre en place une esthétique, dans le concret cette vison virile du pouvoir et de la possession tuera toutes formes de vies sur terre. Mais il y aura un point de rupture. L'acier casse, le roseau plie jusqu'au sol mais se relève.

Par Thibault Balahy - Publié dans : dessin
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Samedi 3 mai 2014 6 03 /05 /Mai /2014 14:55

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Je suis en train de travailler sur une sérigraphie en 4 couleurs pour un projet d'exposition organisé par Loïc Dauvillier. Vous avez peut être reconnu et le thème et ma source d'inspiration...

Par Thibault Balahy - Publié dans : dessin
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Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 14:41

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Par Thibault Balahy - Publié dans : carnets
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