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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 12:46
A war is coming

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Published by Thibault Balahy
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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:25

Réalisme / abstrait

Il est formateur de se frotter à la représentation mimétique, avec une approche classique. Essayer de tout dire des apparences, (ombres, lumières, textures, proportions...) quelques soient les techniques employées. Et dans le même temps de se forcer à s'exprimer de façon abstraite, par le biais des lignes libres, taches, empreintes sans recours à un contenu figuratif. Puis à explorer l'espace qu'il y a entre les deux, où l'on suggère une figure ou encore qu'on l'efface partiellement. Les efforts visant à l'un et à l'autre sont assez différents même si des qualités communes sont nécessaires (maîtrise du geste, de la composition, gestion des vides et des pleins...). La contrainte sera de sortir de ses repères et habitudes, savoir-faires. Pour les uns (qui sont d'une approche intuitive et plutôt abstraite ou défigurative, expressive) la difficulté sera d'intégrer les bases de la proportion, de la perspective, bref de l'observation du réel. Pour les autres (les figuratifs ou ceux qui ont des bases classiques) il faudra apprendre le lâcher prise, l'inconnu, accepter ce qui normalement n'est pas désiré, ne plus dépendre de la réalité observable, trouver de nouveaux gestes, de nouvelles techniques. Et il est très dur dans les deux cas de ne pas retomber sur ses acquis et de parvenir à s'oublier. Il est dans l'intérêt des deux profils de compléter leur vision, soit en prenant conscience de la difficulté de bien observer, soit de celle de mettre en place un langage plastique autonome qui ne renvoie pas directement au visible ou à la figure. Quelque soit son choix final (et on peut aussi intégrer les deux dans une même pratique), on ne doit pas faire par défaut. Le meilleur choix vient après avoir expérimenté et l'un et l'autre. Et non pas faire abstrait pour ne pas avoir à se confronter au réel ou faire du réalisme par manque d'imagination ou de plasticité. Je pense qu'après ces explorations dans d'autres territoires que ceux que l'on possède plus ou moins bien, son travail s'en retrouve élargit. Il faut en tous cas dépasser l'éventuelle répugnance ressentie face à l'un ou l'autre. Ce qui permet en plus de reconnaître à l'un ou l'autre les qualités ou la science nécessaire. Dépasser le "ma petite soeur fait mieux" dans un cas et "ça n'apporte rien depuis la photographie" dans l'autre.

Lent / rapide

Apprendre à passer beaucoup de temps sur une représentation détaillée, avec minutie, contrôle. Et savoir en cas de besoin être dans une prise de note de type esquisse, croquis, brouillon rapide. Dans le premier cas on améliore la vision analytique, dans l'autre l'esprit synthétique. Il faut jongler entre ces deux niveaux et les renforcer car certains dessinateurs ont une esthétique assez neutre et figée dans leurs travaux poussés, mis au propre alors qu'ils ont une grande force dans leurs esquisses. Pour oser une comparaison c'est comme si l'on ne savait parler que sur un même ton quelques soient les situations. Alors que l'on peut crier, chuchoter, bégayer, chanter, prier, insulter... Le carnet de croquis est un excellent outil pour varier ces diverses temporalités du dessin (long et détaillé ou vif et allant à l'essentiel).

Contrôle / non contrôle

On peut s'essayer à deux façons de faire opposées : la planification et l'écriture automatique. Cela concerne l'approche mentale du dessin.

Pour ce qui est de l'approche matérielle : outil classique / outil inadapté (fabriqué soi-même, détourné, trop grand, trop petit). Support classique / support contraignant (papier fragile, humide, mur, sol...). Le travail à l'encre et à l'eau, les frottages, empreintes sont de bons moyens pour faire avec de l'inconnu. De faire avec, de l'intégrer et apprendre à en tirer parti.

Dessin d'observation / dessin de mémoire

Il faut entrainer sa mémoire visuelle pour ne pas toujours être dépendant d'un support quelconque (photo, modèle, paysage). Si on se cantonne à l'un ou à l'autre il y a des dérives possibles : dessin trop figé, académique, sans filtre personnel dans un des cas et dessin approximatif, pleins de fautes, "appauvri" dans l'autre.

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Published by Thibault Balahy
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 11:31

La pratique des contraires

Un bon conseil pour l'apprenti est de pratiquer les opposés car il y a beaucoup à découvrir du grand écart.

Explorer systématiquement les contraires nous force à ne pas céder à l'évidence ou à l'auto-limitation. Sinon on se retrouve en atelier avec un groupe qui travaille de façon similaire au format A4 avec un criterium ou un stylo noir. De plus on s'exerce alors dans des efforts très différents, souvent complémentaires et on enrichi son expérience. Autrement dit, pour apprendre il faut se contrarier, sortir de sa zone de routine. Et si j'insiste sur ce point c'est qu'il y a chez de nombreux apprentis une résistance, on rechigne à sortir des sentier battus, on se contente d'attraper ce qui est à portée de main, par paresse ou par manque d'imagination. Et oui, il faut au moins admettre une fois qu'on ne sait ni dessiner, ni ce que peut être le dessin, ça peut aider. Donc ni orgueil ni autoflagellation ou peur paralysante. Tout n'est qu'un jeu. Alors jouons-le. Et pour ceux qui se plaignent de ne pas savoir quoi dessiner ou comment voici des suggestions à mettre en pratique.

Micro / méga

Il faut dans un même temps se frotter au très grand format et au timbre poste. Pourquoi? Parce que ce sont deux pratiques du dessin très différentes comme deux planètes. Il s'agit de deux postures du corps contraires : concentration en un point, repli sur soi / expansion dans l'espace, explosion. Travail du poignet / travail du bras, des épaules, du bassin, pourquoi pas des pieds et des jambes. La difficulté étant d'amener la même densité, la même tension, le même équilibre dans une miniature et dans une fresque. Après on pourra choisir l'une ou l'autre voie mais pas par défaut, par sa propre expérience.

Sol / mur

Dans la même optique, on peut alterner entre travail à plat sur table ou au sol (suivant le format) et travail à la verticale (chevalet, mur). Dessiner assis ou debout. On peut aussi s'exercer à dessiner sur un plan incliné (table à dessin inclinable de type architecte) assis ou debout.

Dedans / dehors

Le dessin à l'intérieur va de soi, dans le calme d'un atelier ou en groupe mais il faut s'exercer le plus possible à la prise de note graphiques longues ou rapides à l'extérieur (carnet de croquis) en ville, dans la nature, à la plage, dans un concert, dans les transports publics. Les conditions extérieures (climat, lumière) pimentent et enrichissent la façon d'observer des variations, s'adapter au bruit et aux imprévus. Favoriser des rencontres, des discussions. Bref de se frotter à la vraie vie.

Statique / mobile

Dessiner d'après modèle vivant (un incontournable dans l'acquisition des bases en anatomie et proportions) sur la base de pose plus ou moins longues. Faire son autoportrait face au miroir ou de tête. Mais aussi dessiner des gens en mouvement dans la rue, ce qui force bien souvent à travailler sa mémoire visuelle quand on a commencé à saisir une situation qui se déplace ou disparaît. Dessiner des animaux. Des enfants.

J'aime / j'aime pas

Je crois qu'il est une approche répandue: celle de forcer un apprenti à utiliser les outils, techniques , supports, formats qu'il déteste. C'est un bon moyen de dépasser des blocages et des à prioris. Dans le même esprit, cela peut concerner les sujets sur lequel on a plus de faiblesses. Pour les uns le portrait, les autres le paysage, les décors. Il faut éviter de refuser les obstacles car bien souvent ce sont eux qui nous en apprennent le plus.

(à suivre)

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:40
Affiche pour le concert de Gatechien, programmé dans le cadre du festival Spiderland organisé par La Nef , Angouleme.

Affiche pour le concert de Gatechien, programmé dans le cadre du festival Spiderland organisé par La Nef , Angouleme.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 21:54
Une affiche pour un spectacle conté de Monia Lyorit (Brèves de campagne de Maupassant) commandé par "Il était une fois".

Une affiche pour un spectacle conté de Monia Lyorit (Brèves de campagne de Maupassant) commandé par "Il était une fois".

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:45
Wild at heart 2

Recherche pour une couverture de livre, abandonnée.

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 09:54
La vie de "il"
La vie de "il"
La vie de "il"
La vie de "il"
La vie de "il"

Il y a quelques temps j'ai fait une série de dessins pour illustrer des brèves d'actualité toutes plus absurdes et cocasses les unes que les autres. Ces "news" compilées par Philippe Guerry dans un joyeux collage font aujourd'hui l'objet d'une auto-édition par le Philippe book club. Si vous êtes intéressé soutenez le projet, il s'agit de s'abonner à 6 fascicules dont "il" est le dernier opus. De la bonne lecture bio en perspective.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 10:51
Wild at heart

Je travaille sur une couverture de roman. Portrait à l'encre bleue.

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 17:43
Into the scotch

Je poste de nouvelles choses après un long repos du blog. Je ne suis pas content du changement d'overblog : on m'impose un bandeau pub alors que j'avais précisé ne pas en vouloir... Sinon voilà un travail en cours. Fusain / scotch / arracher /déplacer.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:58
Recherches pour une affiche
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