dessin

Mardi 13 octobre 2009
Je vous propose de voir les dessins réalisés à l'occasion du festival Blues Passions de Cognac (été 2009). Ils sont visibles sur la page d'accueil, là.
Et j'en profite pour informer les bretons que je serais présent pour dédicacer au festival de St Malo, quai des bulles, le 23 et 24 octobre sur les stands de Choco creed et Alain Beaulet.
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Lundi 12 octobre 2009
Sonic Youth "Goo", Geffen records 1990. Pochette réalisée par Raymond Pettibon.

Photo d'un paparazzi de David et Maureen Smith 1966 qui a servi de base au desin.


Voici une des pochettes qui m'a donné envie de créer des images autour de la musique et notament des couvertures d'album. C'est une image qui est restée dans ma tête, je sais pas pourquoi, sans doute parce qu'elle est diablement efficace et qu'elle réusit à synthétiser une partie de l'identité des sonic youth. Je l'ai d'abord vu sur le tee shirt d'un copain lorsque j'étais étudiant. J'ai découvert leur musique bien plus tard.
La musique rock est une musique qui véhicule des images et qui est véhiculée par des images (photographiques ou dessinées, peintes...). Je voulais moi aussi créer un jour cette sorte de fantasme (fantôme) visuel mélangé à du son.
L'image mentale qu'on associe à un groupe (comme la langue des Stones).
Et bien plus tard que ma découverte et de ce visuel et du son qui allait avec, j'ai découvert le travail (et surtout le nom) de Raymond Pettibon.  J'en profite au passage pour dire à quel point les dessinateurs, artistes, illustrateurs sont mal crédités pour leur travail. On ne communique pas sur eux, ce sont des gens de l'ombre, et pourtant il y a des albums et mêmes des groupes qui ne seraient pas tout à fait les mêmes sans cet apport majeur. Oui, maintenant, je sais, avec le MP3 et le téléchargement ça change un peu (quoique le visuel-icone est toujours là).
So, thank you Raymond!
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Mercredi 26 août 2009

 

La véritable nourriture de l'artiste c'est l'art. Parce que l'argent ça ne se mange pas. Qu'est-ce qui expliquerait sinon que certains continuent contre vents et marées à continuer à oeuvrer alors qu'ils ne touchent pas un rond (ou si peu)?
Ceux qui pensent à l'Art en terme de pouvoir et d'argent produisent des formes en conséquences (indigestes), ceux qui se concentrent sur l'essentiel peuvent encore émouvoir et nourrir.
La politique de la vache maigre est indépendante du succès ou de l'insuccès. L'artiste dans le besoin est contraint à faire avec, celui qui est reconnu devrait continuer à adopter la même logique : faire parce qu'il faut faire et non pas faire pour. Quel beau paradoxe, ceux qui ont peu donnent finalement beaucoup!
Le premier moteur de la création c'est la contrainte, même avec trois fois rien on peut faire beaucoup. Ce sont les choses aux origines les plus modestes et dérisoires qui sont souvent les plus géniales (c'est quand la boue se transforme en or qu'on applaudit, l'argent transmuté en or nous épatera forcément moins). Les conditions extérieures ne doivent pas nous modeler mais c'est nous qui devons les modeler.

(pour François)

 
(les patates figurant dans ces images ont fait l'objet de mon repas, rien ne se gache, rien ne se perd, tout se transforme)






Et un grand merci à:

PAULINE


JEAN-JACQUES


KEVIN

 

MIRANDA


JEAN-EUDE

JOSIE

 

et MICHELINE

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Jeudi 16 juillet 2009
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Vendredi 10 juillet 2009
Un portrait commandé par Sylvain de On a good day (je reprend du service). Ou comment dessiner sans dessiner (c'est le verso du dessin qui et présenté ici et c'est très bien comme ça). Il y a des choses qu'on n'avait pas prévu, il suffit juste de regarder les choses sous un autre angle.


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Samedi 4 juillet 2009
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Jeudi 2 juillet 2009

Je ne saurais expliquer mon obsession pour la tête et comme mon psy s'est suicidé...
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Jeudi 25 juin 2009

 

La douleur est comme le désir : l'univers entier se réduit à un petit point de l'espace. Nous ne sommes plus qu'une portion de nous-mêmes. Un noeud.

Je suis en train de relire pour la énième fois la Philosophia Perennis d'Aldous Huxley (datant de 1945), je ne saurais que conseiller la lecture de cet ouvrage magistral où il étudie à travers tous les courants de pensées humains, toutes les formes de spiritualités et de métaphysique (je ne mets pas de s", il ne saurait y avoir plusieurs métaphysique, Huxley montre d'ailleurs à quel point toutes se confondent et s'unissent autour d'un seul objet) comment le seul véritable moyen d'accéder à une connaissance non viciée de soi et du monde passe par un renoncement à l'ego.

C'est de là qu'il faut partir, de ce que tout le monde connaît (comme le point de départ du Bouddhisme a été le constat de la souffrance) plutôt que de propos nébuleux concernant une transcendance lointaine (et qui peut être le fondement de dogmes violents et séparateurs voire d'intégrisme). On peut analyser l'échec de la religion (et notamment catholique) comme une incapacité chez elle à répondre aux problèmes de l'ego. Qu'est-ce que l'ego? C'est la seule question qu'on devrait se poser.

Il est symtomatique de voir que les grandes questions chez les intellectuels sur l'identité humaine se sont posés aux moments de crise du  XXème siècle (Jusqu'aux années 50 : existentialisme et absurde). Depuis que s'est-il passé?
N'est-on capable de rien d'autre que de questionnements sur le comment (identités modifiées par la science, génétique, médecine, sociologie) et plus vraiment sur le pourquoi? C'est parce qu'il y a un vide sur le plan de la métaphysique que les intégrismes et mouvements sectaires new age peuvent fleurir à notre époque. Pour ceux qui se plaindraient d'absence contemporaine de repaires, la lecture de Huxley pourraient être d'un grand secours.
Il n'y a jamais eu une époque où il a été facile de savoir ce qu'est l'ego, ni qui l'on est.

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Mercredi 3 juin 2009

La jeunesse c'est que tout est possible. Etre jeune c'est être en recherche, pourquoi pas aussi plein de beauté et de sagesse, avec beaucoup de chose à dire et à (se)prouver. Il y a des jeunes gens biens, plein de promesses. Qui se trouvent et se découvrent à travers leur propre créativité. C'est très beau d'assister à ça quand ça se produit, dans le meilleur des cas c'est mon travail. Voilà, je voulais saluer à ma manière des jeunes gens que j'ai croisés cette année et à qui je souhaite une suite riche et fertile en idée et en talent. Bon vent à tous et à chacun (même si je n'ai pas pu dessiner tout le monde). Et bravo pour l'énergie et la créativité.


Le blog a momentanément perdu sa tête (bannière+liens), je restaure ça bientôt.
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Mercredi 27 mai 2009
"Si pourtant l'on était un indien, prêt aussitôt, et sur le cheval lancé à toute allure, penché en avant à l'oblique contre le ciel, secoué sans cesse d'un tressaillement rapide au-dessus du sol qui tremble, jusqu'au moment de quitter les éperons, car il n'y avait pas d'éperons, jusqu'au moment de rejeter les rênes, car il n'y avait pas de rênes, et l'on voyait à peine le pays devant soi comme une lande tondue à ras, et déjàsans encolure ni tête, le cheval."

"Le désir de devenir un indien", Kafka.
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Mardi 26 mai 2009


"Les surfeurs se déplacent dans les plis de la nature. Des plis en mouvement." Gilles Deleuze dans "L'abécédaire de Gilles Deleuze".

 

Pour Dom Moreau...

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Samedi 23 mai 2009
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Jeudi 21 mai 2009

La bonne nouvelle du jour : je participerais au projet Rock' Art pendant le festival Rock en Seine (28-29-30 août 2009) au domaine de Saint Cloud. 
Kézako? Il s'agit pour 45 dessinateurs (connus et moins connus) de proposer une affiche pour un des 45 artistes / groupes. Celles-ci seront exposées en extérieur pendant la durée de l'évènement. Le rocker avorté qui dort en moi est, comment dire, super jouasse. Let's rock and listen to musette hardcore!

>> Le 28 août :
Oasis, Madness, Bloc Party, AMy Macdonald, Vitalic, Vampire Weekend, James Hunter ou Just Jack

>> Le 29 août :
FAith No More, The Offspring, Birdy NAm Nam, Esser, Kitty Daisy et Lewis

>> Le 30 août :
The Prodigy, MGMT, Eagles of Death Metal, Sliimy, Robin Mckelle, Sammy Decoster et BABA Maal.

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Mardi 19 mai 2009

Aldous Huxley, dans "Les portes de la perception", explique comment le petit ego tente d'échapper à ses propres limitations par le biais des drogues ou de l'alcool. Il note une volonté chez l'être humain de sortir de soi, comme dans une transe pour s'échapper de sa petite cage, élargir le champ de sa conscience. Bien sûr ce n'est qu'un moyen temporaire. Mais ça explique bien le phénomène de défonce.
Il y a une catégorie de gens qui sont dans la recherche de l'éclatement de leur conscience et du dépassement de leur corps. Presqu'au mépris de leur vie. Contrairement au lacher-prise de l'ego, du calme mental et de la concentration (qu'on trouve chez les Orientaux) et qui n'est pas dommagable au corps (bien au contraire); cette quête de "défonce" par le biais de substances matérielles fait payer un lourd tribut à l'organisme.
Des insectes qui s'affolent et se cognent à la lumière. Aveuglés.

Chacun cherche à saper un mur, à défoncer une porte. Je ne suis pas un gros buveur, et je me suis toujours méfié des psychotropes. J'ai un autre type de came. Pour moi, le dessin aussi est un moyen de sortir de soi-même. De briser un mur.

«Qu'est ce que dessiner? Comment y arrive-t-on? c'est l'action de se frayer un passage à travers un mur de fer invisible qui semble se trouver entre ce que l'on sent et ce que l'on peut. Comment doit-on traverser ce mur, car il ne sert à rien d'y frapper fort, on doit miner ce mur et le traverser à la lime, avec patience, à mon sens.» VINCENT VAN GOGH

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Mardi 19 mai 2009

 Quelques dessins crachés sur le début d'un vieux bouquin.
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