Et j'en profite pour informer les bretons que je serais présent pour dédicacer au festival de St Malo, quai des bulles, le 23 et 24 octobre sur les stands de Choco creed et Alain Beaulet.

"THE HEADLESS MAN" / LE BLOG DE THIBAULT BALAHY
Carnets / bande dessinée / dessin / livres et expos / projets /liens / retour accueil
Sonic Youth "Goo", Geffen records 1990. Pochette réalisée par Raymond
Pettibon.
Photo d'un paparazzi de David et Maureen Smith 1966 qui a servi de base au
desin.
La véritable nourriture de l'artiste c'est l'art. Parce que l'argent ça ne se mange pas. Qu'est-ce qui expliquerait sinon que certains continuent contre vents et marées à continuer à oeuvrer
alors qu'ils ne touchent pas un rond (ou si peu)?
Ceux qui pensent à l'Art en terme de pouvoir et d'argent produisent des formes en conséquences (indigestes), ceux qui se concentrent sur l'essentiel peuvent encore émouvoir et nourrir.
La politique de la vache maigre est indépendante du succès ou de l'insuccès. L'artiste dans le besoin est contraint à faire avec, celui qui est reconnu devrait continuer à adopter la même logique
: faire parce qu'il faut faire et non pas faire pour. Quel beau paradoxe, ceux qui ont peu donnent finalement beaucoup!
Le premier moteur de la création c'est la contrainte, même avec trois fois rien on peut faire beaucoup. Ce sont les choses aux origines les plus modestes et dérisoires qui sont souvent les plus
géniales (c'est quand la boue se transforme en or qu'on applaudit, l'argent transmuté en or nous épatera forcément moins). Les conditions extérieures ne doivent pas nous modeler mais c'est
nous qui devons les modeler.
(pour François)
(les patates figurant dans ces images ont fait l'objet de mon repas, rien ne se gache, rien ne se perd, tout se transforme)
Et un grand merci à:
PAULINE
JEAN-JACQUES
KEVIN
MIRANDA
JEAN-EUDE
JOSIE
et MICHELINE
Un portrait commandé par Sylvain de On a good day (je reprend du service). Ou comment
dessiner sans dessiner (c'est le verso du dessin qui et présenté ici et c'est très bien comme ça). Il y a des choses qu'on n'avait pas prévu, il suffit juste de regarder les choses sous un autre
angle.
La douleur est comme le désir : l'univers entier se réduit à un petit point de l'espace. Nous ne sommes plus qu'une portion de nous-mêmes. Un noeud.
Je suis en train de relire pour la énième fois la Philosophia Perennis d'Aldous Huxley (datant de 1945), je ne saurais que conseiller la lecture de cet ouvrage magistral où il étudie à
travers tous les courants de pensées humains, toutes les formes de spiritualités et de métaphysique (je ne mets pas de s", il ne saurait y avoir plusieurs métaphysique, Huxley montre d'ailleurs à
quel point toutes se confondent et s'unissent autour d'un seul objet) comment le seul véritable moyen d'accéder à une connaissance non viciée de soi et du monde passe par un renoncement à
l'ego.
C'est de là qu'il faut partir, de ce que tout le monde connaît (comme le point de départ du Bouddhisme a été le constat de la souffrance) plutôt que de propos nébuleux concernant une
transcendance lointaine (et qui peut être le fondement de dogmes violents et séparateurs voire d'intégrisme). On peut analyser l'échec de la religion (et notamment catholique) comme une
incapacité chez elle à répondre aux problèmes de l'ego. Qu'est-ce que l'ego? C'est la seule question qu'on devrait se poser.
Il est symtomatique de voir que les grandes questions chez les intellectuels sur l'identité humaine se sont posés aux moments de crise du XXème siècle (Jusqu'aux années 50 : existentialisme
et absurde). Depuis que s'est-il passé?
N'est-on capable de rien d'autre que de questionnements sur le comment (identités modifiées par la science, génétique, médecine, sociologie) et plus vraiment sur le pourquoi? C'est parce qu'il y
a un vide sur le plan de la métaphysique que les intégrismes et mouvements sectaires new age peuvent fleurir à notre époque. Pour ceux qui se plaindraient d'absence contemporaine de repaires, la
lecture de Huxley pourraient être d'un grand secours.
Il n'y a jamais eu une époque où il a été facile de savoir ce qu'est l'ego, ni qui l'on est.
"Si pourtant l'on était un indien, prêt aussitôt, et sur le cheval lancé à toute allure,
penché en avant à l'oblique contre le ciel, secoué sans cesse d'un tressaillement rapide au-dessus du sol qui tremble, jusqu'au moment de quitter les éperons, car il n'y avait pas d'éperons,
jusqu'au moment de rejeter les rênes, car il n'y avait pas de rênes, et l'on voyait à peine le pays devant soi comme une lande tondue à ras, et déjàsans encolure ni tête, le cheval."
"Les surfeurs se déplacent dans les plis de la nature. Des plis en mouvement." Gilles Deleuze dans "L'abécédaire de Gilles
Deleuze".
Pour Dom Moreau...