bande dessinée

Dimanche 18 octobre 2009


Vol de nuit au-dessus de l'antarctique, j'attends la prochaine guerre... (le repos du guerrier)
Et oui, le projet Dawson est bouclé!

Et sinon le site creativeboom magazine me fait un petit article...

Par Thibault Balahy - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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Vendredi 16 octobre 2009

couverture (linogravure) de mon premier récit, vers 1992-93
Plance extraite de mon premier récit.


Je fais mon premier récit en bande dessinée à l'âge de 18-19 ans, après avoir découvert la peinture, un récit de 50 pages aux accents poétiques et métaphysiques. J'adapte ça d'un de mes premiers textes. C'est un travail qui a l'époque était jugé trop littéraire et sans doute trop expérimental (c'est les débuts de l'association). Un dessin à la plume et au brou de noix sur du kraft avec des réhauts de blanc. Envoi aux éditeurs, pas de réponse / refus. Courrier encourageant des jeunes éditions paquet qui salue l'aspect plastique mais qui juge que le projet n'est pas assez "commercial".
Je suis étudiant. Je continue à monter des projets à mes heures perdues. Un récit de 75 pages en couleurs directes date de cette époque (réalisé sur deux ou trois années), je persiste à oeuvrer pour mon seul plaisir (en ignorant à peu près tout des réalités de l'édition, des contraintes d'impression, de format).
Je rencontre le directeur éditorial de Milan (qui avait travaillé auparant pour Futuropolis, pemière mouture). Il regarde mes planches, à la fois épaté et consterné (faire 70 planches et poser ça sur son bureau, comme si c'était un déploiement de force énorme et inutile). Il me dit que c'est très beau mais qu'il appelle pas ça de la bande dessinée, plutôt de l'art. Que ce sera peut-être apprécié dans dix ans, mais là ça rentre pas dans le "cadre".
Je me rend compte que je suis en marge (même de la marge), les indés sortant du noir et blanc principalement et moi avec mes trucs en couleurs. Avec des prétentions de révolutionner ce médium, inventer une nouvelle façon de faire, des variations de techniques toutes les trois pages, des compositions atypiques, l'ambition de vouloir faire de la peinture avec la bédé, prouver qu'elle vaut bien d'autres types d'oeuvres...
Bref, je poursuis mes études. Continue à creuser mon sillon, avec un refus de tous compromis, centré sur ma seule envie, sans rapport avec d'autres auteurs. Je suis seul dans mon bocal et je tourne...
Je me rend compte qu'il a falloir aller vers les autres (éditeurs, auteurs, public) si je veux que mes contorsions aient un sens. Mes boulots dorment dans des cartons, je fais tout de même quelques expositions  (notamment au festival de Collomiers). Je reçoit quelques échos très encourageants mais pas d'éditeur en vue.
Je me décide de participer au concours jeunes talents, sur le conseil d'un collègue prof (et oui j'ai pris le parti de rester libre mais de pouvoir "manger"), j'enseigne les arts appliqués. Premier contact avec la directrice artistique d'un "autre journal" (de Karl Zero) à la suite de l'expo. Elle change de job, pas de suite...
Deux autres participations à jeunes talents, planches exposées : pas de contact.
Je prend le taureau par les cornes, crée un micro label pour m'éditer (puisque je suis seul à croire à mes productions. Un dépliant, livre-objet (que le comptoir des indépendants refusera de diffuser (pas facile à "ranger" dans les étagères (décidément!). J'envoie un exemplaire à Benoit Jacques qui me fais la gentillesse de répondre, me soutient et m'encourage vivement à continuer l'aventure en solitaire, comme lui.
Je sympathise avec l'association café creed, il m'invite à présenter mon travail d'auto-édition sur leur stand.
Je rencontre David Benito, scénariste et Tristan Lagrange "Tristoon".
Vient la mode des blogs. Je me dis, allez pourquoi pas. Quitte à pas gagner d'oseille avec mes ovnis, autant montrer "gratuitement" mon boulot plutôt que le laiser dans les cartons. Peut-être qu'une marge du public se retrouvera dans ce que je fais... Peut-être qu'un éditeur sera séduit (le conte pour enfant avec les princes et princesses tout ça). Bref.

Je me mets parallèlement à dessiner dehors, dans des carnets, stimulés par la pratique de l'aquarelle d'un ami.
Se faire l'oeil et la main.
Je crée donc un blog (les carnets de monsieur b), je prend un pseudo car je souhaite bien séparer mon activité de prof et ma pratique dessinée. Et par jeu, de toute façon personne me connaît...
Je poste de nombreux croquis, plus des projets pas édités (ça va j'ai de la matière sous le coude!).

Je prend plaisir à ce nouveau mode de diffusion, réactions encourageantes,remarques, questions, dialogues... Je rencontre le travail de certain et ses certains eux-mêmes aussi parfois. Des liens se créent (à tous les sens du terme).
François Matton , Roskö, Soluto, Lapin, Anem, Chambrun...

Je poste une bande dessinée en intégralité sur le site webcomics (la fameuse couleur directe), puis je suis accepté sur le site grandpapier.
Les débuts sont raides, il y a apparemment une coutume belge proche du bizutage, pas mals d'auteurs se connaissent et font parfois bloc contre certains aspects de mon travail, mais j'insiste. Au final, je gagne une forme de respectabilité, les commentaires sont moins mordants., sans toutefois jouir d'une mise en avant énorme : je ne serais mis en bannières du site qu'au début avec l'homme sans tête, puis plus du tout (il est vexé, si si).
Puis, un certain Wandrille se met dans la tête de me nominer dans sa sélection prix blogs bd (malgré mes faibles commentaires et mon nombre de visite dérisoire comme il me l'a taquinement précisé). Mes statistiques s'en ressentent quand même et permet sans doute à certains de me découvrir. Je rencontre donc cette grande chose remuante et attachante. Je me retrouve à la soirée de remise des prix et calcule à quel point je suis en déphasage avec cette géné blog bd. Pas le même humour, pas le goût à jouer à guitar hero, pas le même âge aussi (pour la plupart). Ce qui ne m'empêche pas d'estimer certains auteurs issus de ce vivier mais je sens que là n'est pas ma place (il faut savoir ce qu'on veut, là je sens qu'on va me prendre pour un con qui se croit au -dessus du lot, mais non j'essaie au mieux d'assumer ma différence).
Toute cette "geekitude" me donne furieusement envie d'avancer à visage découvert et d'abandonner le pseudo de mister B qui me fatigue. Je me montre sous mon vrai nom.
David Benito me propose de faire un petit récit pour le Choco Creed 7 alors que je suis à Prague en vacances, en me prévenant que je n'ai qu'une quinzaine de jours grosso modo (pour remplacer un auteur qui s'est désisté). Je relève le défi, content de pouvoir renvoyer la balle au collectif, à Tristan et David pour leur soutien de longue date. Très content aussi de pouvoir faire 6 pages en couleurs (une première) et d'être membre du "team" légendaire.
Dans la lancée je m'inscris aux 24h de la bd dans la catégorie "pro", misant sur le fait que je figure dans un recueil.Je suis pris. Je participe à l'épreuve à la maison des auteurs. Mes 24 planches encore chaudes, je les présente à Alain Beaulet en début de festival. Il est séduit et le publie dans sa collection "les petits carnets".
Au même moment, j'intègre l'atelier du gratin (avec haute teneur en talents : Benoit Preteseille, PatCab, Laurent Bourlaud, Alexandre Clérisse, Mylène Rigaudie, Nicolas Gazeau, Marie de Monti).
Grâce à un ancien étudiant et musicien, Florian M, je rencontre le groupe Coup d'marron qui cherche un dessinateur pour créer une bd à partir d'une de leur chanson. Je travaille avec Wilfried Hildebrandt (chanteur et parolier) sur ce projet fou (44 pages en couleur, album cartonné à faire en 5 mois avec un style réaliste- style que je n'ai jamais vraiment utilisé en récit). Je relève le défi, me disant que je travaille vite. Mon été y passera, ça n'est quand même pas une mince affaire. Je veux me prouver que je peux le faire, ayant malgré tout une expérience à défaut d'une longue biblio. Je me sens de plus en plus auteur et créateur. A ma place. Avec pleins de nouveaux projets palpitants en musique et en livre. Je rêve toujours de peindre. et de toujours plus dessiner. Bref je suis heureux. Parce que tout est possible.

 

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Dimanche 11 octobre 2009

Erreur graphique se projette en 2048. Et me transforme en tibo balaho, hoho.

Et sinon, à un an près mon reportage graphique pour les expressifs de Poitiers aurait pu ressembler à un reportage de guerre... Centre-ville saccagé par une manif anti-carcérale virulente... Les copains Old Blind Mole Orkestra en ont fait les frais puisque leur concert a été annulé.

 

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Vendredi 2 octobre 2009
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Mardi 29 septembre 2009

J'approche du nord de mon récit, c'est-à-dire de son terme. Pas de casse à déplorer, j'ai juste achevé un crayon. J'aurai bien aimé tout faire avec le même, comme si tout un album avait pu être contenu dans ce petit tube de boite et sa mine graphite. Mais je suis sans doute trop fétichiste, ou comme les enfants j'ai tendance à entretenir une pensée magique. Mais le dessin pousse souvent à ça, quand on explore la forme d'intelligence, d'heureux hasards, d'échos, de sens qu'il fait naître. J'aurais eu la sensation parfois de glisser sous les sapins, comme poussé par une pente propice, et bien sûr aussi de devoir en remonter laborieusement d'autres par manque d'élan. Je pense qu'au final ça devrait le faire (comme disent les jeunes gens). Quel voyage!
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Jeudi 24 septembre 2009

Ca devrait ressembler à ça. Je bosse sur une déclinaison qui fera la pochette cd de l'album "Pour les chiens" des Sieurs Coup d'marron. Le titre est plus visible n'est-cepas?
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Dimanche 20 septembre 2009

Pas beaucoup de temps pour m'occuper de ce blog. Toujours à l'oeuvre sur mon projet du grand nord. Le bout du tunnel pointe son nez. Un sacré défi que de réaliser en quatre mois et des brouettes un récit complet et sa mise en couleur ( pas le scénario heureusement). J'espère que cet album plaira parce que son auteur et moi-même y avons mis pas mal de nous-mêmes... J'ai presque l'impression moi aussi d'avoir fait le voyage!
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Samedi 12 septembre 2009

Voici ce que donne une des planches du projet "Dawson" avant mise en couleur. Chaque case est dessinée séparément puis montée en "gauffrier" (terme désignant une composition systématique).
Une bande dessinée c'est comme un puzzle où chaque pièce doit pouvoir renvoyer à un sens général, alors je joue au puzzle (Une moyenne de 8 cases par planche X 44 pages = 352 images quand même).

Je retourne à mon jeu...




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Jeudi 10 septembre 2009
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Lundi 7 septembre 2009

Une première proposition de couverture qui ne répondait pas à toutes les attentes, elle a sa place ici.
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Samedi 5 septembre 2009
Recherches pour Dawson...

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Vendredi 21 août 2009

...




Je suis toujours à l'oeuvre sur mon projet, donc peu de temps pour mettre des choses sur ce blog. En atendant des images, voici un peu de lecture : un interview éclair pour le site de bd Bédéo...
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Vendredi 14 août 2009
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Jeudi 6 août 2009

Sur les murs, case par case...

j'avance pas à pas...

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Mardi 14 juillet 2009
Je travaille ardemment à mon projet de récit sur le grand nord, je posterais donc moins souvent. Patience. Je viens de faire deux planches, il en reste 42... (je vous parle même pas de la mise en couleur).
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